Le grand virage protectionniste des Français
20/06/2011 12:48 par dlr14ème_62
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Le grand virage protectionniste des Français
20/06/2011 12:48 par dlr14ème_62
l’initiative de Philippe Murer, un sondage Ifop sur le libre-échange a été révélé. Il souligne que les Français sont plus ouverts que jamais aux idées protectionnistes, à un moment où les députés font pression sur Air France pour que la compagnie achète des Airbus.
Le protectionnisme, ça nous gagne !
Il faut vraiment saluer l’initiative de ce particulier qui a réuni les intellectuels qui participaient au projet Protectionnisme Européen pour sonder l’état de l’opinion française sur le libre-échange. Voici une pierre majeure au débat économique. On ne peut que constater l’énorme décalage entre une classe politique assez timide sur ces questions et des Français qui semblent avoir parfaitement compris les conséquences de l’anarchie commerciale sur notre économie.
84% des Français disent que la libéralisation des échanges avec les pays émergents a des conséquences négatives sur l’emploi (7% pensant le contraire). Ils sont 78% à penser que cela a un effet négatif sur les salaires. Pour 54%, cette ouverture bénéficie aux multinationales, pour 24% à la France et seulement 13% aux salariés français et à l’environnement. 75% estiment que cette ouverture des frontières aura des conséquences négatives sur l’emploi dans les dix ans à venir.
76% de ceux qui s’expriment sont favorables à une augmentation des droits de douanes. 80% des personnes interrogées pensent que le protectionnisme doit être mis en place à l’échelle européenne (20% à l’échelle française). Mieux, 57% des Français sont favorables à la mise en place d’un protectionnisme national si nos partenaires européens refusent une telle évolution. Nul doute qu’une majorité n’aurait pas été trouvée il y a quelques années.
Parallèlement, le Figaro a publié un sondage révélant que 64% des Français se disent prêts à payer davantage pour des produits fabriqués en France, 20 points de plus qu’il y a cinq ans. Cela est d’autant plus méritoire que le pouvoir d’achat n’était pas aussi durement touché à cette époque… Parallèlement, un député vient de lancer une pétition à l’Assemblée Nationale pour demander à Air France de privilégier Airbus pour la fourniture de ses prochains longs courriers.
Le débat interdit
Paradoxalement, le débat reste difficile, comme l’a illustré la conférence de presse donnée par P. Murer, E. Todd, J-L Gréau, J Sapir, P-N Giraud et Hervé Juvin. Une journaliste du Nouvel Observateur a évoqué la proximité avec le FN mais s’est fait rembarrée par Todd. Gérard Courtois du Monde a ironisé sur « le protectionnisme dans un seul pays » s’attirant une réplique cinglante et applaudie de Sapir : « la haine de la nation, c’est l’internationalisme des imbéciles ».
J-L Gréau a souligné que paradoxalement, ce sont les protectionnistes qui sont des modérés et les libre-échangistes qui sont les extrémistes car les premiers ne sont pas favorables à l’autarcie, mais à un libre-échange régulé. Il a de nouveau réglé un sort aux théories de Ricardo en soulignant que les capitaux ne circulaient pas à cette époque (on pourrait ajouter que les différences de salaires étaient limitées et les coûts de transport beaucoup plus importants).
Dans une belle formule, il a affirmé que « les politiques s’acharnent à conquérir un pouvoir qu’ils ne veulent pas exercer ». Sapir s’est placé dans le camp des raisonnables, alors que les libre-échangistes sont dans l’utopie. Il a renvoyé dos-à-dos le trop d’Etat communiste et le pas d’Etat des ultra-libéraux. Todd a affirmé avoir rejoint la ligne de Sapir sur l’action unilatérale de manière à changer l’Europe, ne croyant plus au multilatéralisme pour initier le changement.
Pour les économistes, la désindustrialisation, la baisse du pouvoir d’achat et le chômage font que la réalité est en train de trancher le débat. On peut ajouter que presque tout le monde est protectionniste. Les Etats-Unis ont fermé leur marché aux pneus chinois. L’Allemagne protège ses industriels par ses normes DIN et surtout, le modèle de développement asiatique est protectionniste (plus de 95% des voitures vendues au Japon, en Corée et en Chine sont produites localement).
Un grand merci pour cette initiative bienvenue qui met le débat économique dans l’actualité et souligne le décalage immense entre des citoyens de plus en plus protectionnistes et une élite qui reste résignée au libre-échange et ne se pose même pas la question d’une alternative.
Laurent Pinsolle, porte-parole de Debout la République
71ème anniversaire de l'appel du Général De Gaulle
18/06/2011 18:15 par dlr14ème_62
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71ème anniversaire de l'appel du Général De Gaulle
18/06/2011 18:15 par dlr14ème_62
Nos militants étaient présent à la cérémonie d'hommage commémorant le 71ème anniversaire de l'appel du Général De Gaulle à résister contre l'envahiseur. Ce vibrant appel à la résistance contre l'oppression pour que persiste une "certaine idée de la France" est toujours autant d'actualité aujourd'hui face aux assauts violents de la mondialistion et de ses instigateurs !
Commémoration de l'appel du 18 juin
18/06/2011 18:14 par dlr14ème_62
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Commémoration de l'appel du 18 juin
18/06/2011 18:14 par dlr14ème_62
Nos militants étaient présent à la cérémonie d'hommage commémorant le 71ème anniversaire de l'appel du Général De Gaulle à résister contre l'envahiseur. Ce vibrant appel à la résistance contre l'oppression pour que persiste une "certaine idée de la France" est toujours autant d'actualité aujourd'hui face aux assauts violents de la mondialistion et de ses instigateurs !
Commémoration de l'appel du 18 juin
18/06/2011 18:10 par dlr14ème_62
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Commémoration de l'appel du 18 juin
18/06/2011 18:10 par dlr14ème_62
Nos militants étaient présent à la cérémonie d'hommage commémorant le 71ème anniversaire de l'appel du Général De Gaulle à résister contre l'envahiseur. Ce vibrant appel à la résistance contre l'oppression pour que persiste une "certaine idée de la France" est toujours autant d'actualité aujourd'hui face aux assauts violents de la mondialistion et de ses instigateurs !
Une page se tourne pour la Grèce !
16/06/2011 19:10 par dlr14ème_62
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Une page se tourne pour la Grèce !
16/06/2011 19:10 par dlr14ème_62
Cette journée à Athènes restera longtemps gravée dans ma mémoire.
Au-delà des différents rendez-vous (économistes, responsables syndicaux et politiques de tous horizons) j'ai été impressionné par la foule de la place Syntagma. Une foule à l'image du peuple, de tous les âges, de toutes les classes sociales. Si loin de la caricature que certains cherchent toujours à plaquer sur ces manifestations, les réduisant soit aux casseurs, soit aux extrêmes de gauche ou de droite.
Il fallait voir la colère, la tristesse, la rage de ces Athéniens massés devant le Parlement qui désormais ne peut délibérer que sous protection policière.
Je suis venu les saluer.
Quand j'ai passé mon écharpe tricolore je fut happé par la foule et applaudi comme rarement. Je me suis retrouvé sur la tribune avec le micro du mégaphone à la main. Et j'ai réalisé une fois de plus ce que nos trois couleurs représentaient encore dans l'imaginaire collectif universel.
Un Grec m'a dit en français : "vous sauvez l'honneur" ! Une femme a ajouté : "ce qui nous arrive aujourd'hui vous arrivera bientôt à vous français". Car oui, au-delà de la question économique, c'est bien la question politique, la question démocratique qui est le levier de cette révolte populaire.
Les Grecs ont compris que leurs dirigeants n'étaient plus que les pantins d'un ordre mondial et européen, autoritaire et inique.
La démocratie déjà à moitié virtuelle entre les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis 1974 est désormais devenue totalement fictive.
La goutte d'eau qui fait déborder le vase est bien sûr la décision imposée par l'Union Européenne de privatiser à bas prix les entreprises publiques grecques. En un mot, de se payer sur la bête qu'ils épuisent par le plan d'austérité.
C'est un pas sans précédent qui est franchi. Il s'agit de la première spoliation organisée par l'Union Européenne sur l'un de ses Etats membres.
L'économiste que nous avons rencontré ce matin - et qui n'était pas suspect de nationalisme puisqu'il avait participé aux négociations de l'adhésion de la Grèce à l'UE - dénonçait le déni de réalité des dirigeants européens et s'inquiétaient de le voir aboutir à un rejet total, profond de l'idée européenne. "A force de lier l'euro et l'Europe, ils vont faire exploser l'un et l'autre".
Comment croire en effet qu'un gouvernement puisse longtemps imposer à son propre peuple une politique qui le ruine ? Il n'y pas besoin d'être un grand historien pour le comprendre.
A force de nier l'histoire, de nier le sentiment national, de nier l'économie réelle, les dirigeants ont perdu tout sens des réalités. Leur monde est virtuel. Malheureusement, celui des chômeurs ne l'est pas. La baisse du pouvoir d'achat ne l'est pas non plus. On comprend dès lors la colère des Grecs à qui l'UE et le FMI demandent une déflation intérieure de 40% (puisqu'ils ne peuvent pas dévaluer leur monnaie). Seuls des pays en temps de guerre ont supporté un tel recul !
Il va de soi que la Grèce ne pourra s'en sortir qu'en reprenant en mains son destin. C'est à cette seule condition que le peuple fournira l'effort nécessaire, et là encore, seule la sortie de l'euro lui donnera l'oxygène pour retrouver une marge de manœuvre économique et sociale, et donc la dignité.
Le Général disait "La République c'est : la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice".
Voilà le seul chemin possible pour la Grèce.
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Une-page-se-tourne-pour-la-Gr%C3%A8ce-%21
Mea culpa
15/06/2011 19:00 par dlr14ème_62
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Mea culpa
15/06/2011 19:00 par dlr14ème_62
Mr Claude Leclercq, par le biais d’un militant héninois, nous a interpellé ce jour. Il nous reproche notre article du 7 juin 2011 où nous signalions son absence de la manifestation sportive qui se déroulait à Hénin Beaumont. Mr Leclercq y voit là un procès d’intention ce dont nous nous défendons. Nous nous étonnions simplement que le Président de l’Office du Sport, qui plus est, ancien Directeur technique national de
la Fédération
Française
d’Escrime, ne soit pas présent au Championnat d’Europe des vétérans d’escrime ! Là s’arrêtait notre propos ! De plus, nous n’étions pas les seuls à nous poser cette question ce jour là ! Mr Leclercq nous a expliqué qu’il n’était pas présent ce week-end là puisqu’il était à 700 km d’Hénin Beaumont afin d’assister au mariage d’un membre de sa famille et qu’il n’y a donc pas lieu de polémiquer. Mea Culpa ! Nous en prenons bonne note !
Le comité cantonal DLR pour Hénin - Noyelles
Le droit du peuple grec à disposer de lui-même
15/06/2011 15:00 par dlr14ème_62
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Le droit du peuple grec à disposer de lui-même
15/06/2011 15:00 par dlr14ème_62
Je pars en Grèce demain pour soutenir les manifestations contre le plan d’austérité car aujourd’hui, dans ce pays d’Europe berceau de notre civilisation, c’est tout simplement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui est bafoué.
Ceux qui ont en permanence à la bouche l’expression droit de l’homme ou le mot démocratie restent pourtant bien silencieux face à cette situation sans précédent sur notre continent.
Des organisations supranationales sans aucune légitimité démocratique sont en train de ruiner et de spolier un membre de l’Union européenne… et tout cela serait normal !
Il est vrai que la classe politique grecque habitée plus encore que chez nous par une fausse alternance leur facilite le travail. Pour autant, il est indispensable, au moment où ce peuple se sent abandonné de tous, culpabilisé, vidé de sa substance sur le plan économique, social et surtout moral, d’aller lui dire : vous n’êtes pas seuls, vous devez résister, vous pouvez agir autrement.
L’enjeu n’est pas pour moi simplement de partager l’indignation si légitime soit-elle du peuple grec, mais bien de lui proposer une voie raisonnable et solide de sortie de crise.
Aider
la Grèce
à retrouver sa souveraineté pour mener une politique conforme à ses intérêts, c’est bien sûr aussi servir l’Europe toute entière. Car, n’en doutons pas, non seulement le plan d’austérité est choquant, mais il est totalement inefficace.
En asphyxiant l’économie grecque, l’Union européenne et le FMI scient la branche sur laquelle ils sont assis. Dans les faits, ils sont les idiots utiles d’un système financier mondial qui sait très bien que
la Grèce
devra sortir de l’euro et ne pourra pas rembourser toutes ses dettes, mais qui profite des plans de soutien pour refiler ses créances douteuses sur le contribuable corvéable à merci.
La Banque Centrale
européenne a déjà racheté 45 milliards de dette grecque, les Etats 100 milliards ; et maintenant, ils veulent aller encore plus loin pour plus de 60 milliards supplémentaires. Au terme de ce tour de passe-passe extravagant, les deux tiers de la dette grecque ne seront plus détenus par les banques mais par les Etats. Des Etats qui ne se privent pas de demander toujours plus de sacrifices à leur population au nom de la soi-disant bonne gestion.
Ce sont donc les peuples qui sont les premières victimes de ce piège de l’endettement mis en œuvre et soutenu par les dirigeants européens au profit d’une petite oligarchie qui s’exonère de toute responsabilité.
A Athènes demain, je proposerai la sortie de l’euro, une restructuration en douceur de la dette, une relance de la croissance et de l’emploi, une nouvelle coopération entre les Etats européens.
Dans ces périodes troublées où le monde craque sous le réveil des peuples, il est vital que des consciences, d’où qu’elles viennent, s’élèvent et proposent un autre destin. La tâche est bien sûr périlleuse car ce sont toujours dans ces mêmes périodes que les récupérations excessives peuvent abuser des colères populaires.
Raison de plus pour se relever les manches !
Nicolas Dupont Aignan
Dessin : http://www.wikio.fr/article/grece-union-europeenne-bce-fmi-grec-247480322
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Le-droit-du-peuple-grec-%C3%A0-disposer-de-lui-m%C3%AAme
NTERVIEW - Le président de Debout la République refuse le « pansement bleu » de l’UMP comme le « pansement rose » des socialistes.
15/06/2011 14:57 par dlr14ème_62
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NTERVIEW - Le président de Debout la République refuse le « pansement bleu » de l’UMP comme le « pansement rose » des socialistes.
15/06/2011 14:57 par dlr14ème_62
Candidat à la présidentielle de 2012, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout
la République
et député (non inscrit) de l’Essonne, sera demain à Athènes pour soutenir la grève générale contre le plan de rigueur adopté par
la Grèce. En
2007, il n’avait pu aller au bout de sa candidature faute d’avoir obtenu les 500 parrainages. Il vient de publier L’Arnaque du siècle, l’euro, les banquiers et la mondialisation (Éditions du Rocher, 13 €).
LE FIGARO. - Pourquoi manifester aux côtés des Grecs ?
Nicolas DUPONT-AIGNAN. - Parce que le plan dit « d’aide » européen est en train de tuer l’économie grecque, qui ne pourra pas rembourser sa dette et va donc ruiner les contribuables européens : 17 milliards pour les Français, soit le gain de la réforme des retraites. Et la fuite en avant continue puisque l’Union européenne veut encore ajouter 60 milliards aux 100 milliards d’aide de mai dernier. Le seul objectif, retarder l’inévitable sortie de l’euro de
la Grèce
et la restructuration de la dette pour permettre aux banques de récupérer une partie de leur mise en la transférant sur les contribuables. La dette grecque sera les nouveaux emprunts russes ! (Au début du XXe siècle, un million et demi de Français avaient investi dans des emprunts lancés par la toute jeune Union soviétique, mais ils n’ont jamais été remboursés, NDLR). Les dirigeants européens font penser aux médecins de Molière qui imposaient à des malades épuisés de nouvelles saignées. La vraie folie, c’est de continuer cette politique au service des banques et contre les peuples. Être raisonnable, c’est au contraire préparer dans le calme la sortie de l’euro de
la Grèce
, seul moyen de relancer la croissance et l’emploi dans ce pays exsangue et révolté.
N’êtes-vous pas manichéen ?
Regardez comment les peuples d’Europe se parlent par presse interposée : « Ils n’ont qu’à vendre leurs îles ! » lancent les Allemands en parlant des Grecs. « Faut-il obéir au IVe Reich ? » répondent les Grecs… Quel gâchis ! L’euro, censé consacrer l’union, n’a fait qu’exacerber les différences, intensifier les exaspérations. L’Europe supranationale s’effondre devant nous. Seule une Europe respectueuse des démocraties peut réussir.
Quels enseignements tirez-vous de votre précampagne présidentielle, commencée voilà six mois ?
La colère des Français est là, sourde et froide. Notre pays épuisé par l’euro trop cher, les charges trop lourdes et le libre-échange déloyal, est en train de perdre ses forces économiques alors que ce n’est pas une fatalité. Le PS propose un pansement rose, l’UMP un pansement bleu. C’est une fausse alternance. Les Français ont très bien compris que le pouvoir n’avait plus le pouvoir et faisait semblant d’agir. Moi, je propose un antibiotique en faveur de l’économie réelle pour relancer notre compétitivité, seul moyen de conserver notre niveau de vie. Mais pour cela, bien sûr,
la France
doit retrouver sa capacité d’agir, sa souveraineté. Si l’on veut relocaliser l’emploi, il faut sortir de l’euro, favoriser l’investissement productif, libérer les initiatives. C’est le sens de ma candidature, ramener la droite à la raison. Remettre le pouvoir, confisqué par une caste mondialiste, au service des Français.
Marine Le Pen a été créditée de plus de 20% d’intentions de vote par certains instituts de sondage : n’est-ce pas décourageant pour vous ?
Si l’on ramène ce chiffre à son exposition médiatique, je réalise un bien meilleur score qu’elle ! Marine Le Pen reprend certains des thèmes que je défends, mais elle reste prisonnière d’un parti qui divise les Français. Notre pays ne se redressera que par le rassemblement des Français derrière le drapeau, l’effort et les valeurs de
la République.
Par Guillaume Perrault
Article Le Figaro
http://www.debout-la-republique.fr/Interview-de-Nicolas-Dupont-Aignan,1397.html
Non, le SMIC n’est pas trop élevé !
14/06/2011 21:43 par dlr14ème_62
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Non, le SMIC n’est pas trop élevé !
14/06/2011 21:43 par dlr14ème_62
C’est la Commission Européenne qui vient d’allumer une nouvelle mèche, démontrant à nouveau son inhumanité et son penchant profondément antisocial : le salaire minimum serait trop élevé en France.
Du niveau du salaire minimum
Le SMIC atteint aujourd’hui 1365 euros brut par mois, et 1073 euros net. Il n’est pas inintéressant de constater que la rémunération d’un commissaire européen atteint environ 24 000 euros brut par mois, soit plus que le président de la République (environ 22 000 euros) ou un ministre français (14 000 euros brut). Assez récemment, il faut noter que le très progressiste Jean-Claude Trichet avait affirmé qu’augmenter les salaire « est la dernière bêtise à faire ».
La Commission Européenne vient de publier un rapport sur la France, sa compétitivité, la situation de son budget et la politique qu’il faudrait mener. Dans un premier temps, elle affirme que : « le salaire minimum français reste l'un des plus élevés de l'Union européenne par rapport au salaire médian ». Puis, elle propose de « veiller à ce que toute adaptation du salaire minimum favorise la création d'emplois, notamment pour les jeunes et les personnes peu qualifiées ».
Qu’en termes élégants la langue de bois technocratique européenne présente la baisse des salaires ! Il n’y a pas besoin d’être devin pour comprendre que « l’adaptation du salaire minimum (qui) favorise la création d’emplois » est en réalité une baisse du SMIC. Mais les technocrates bruxellois n’ont même l’honnêteté d’avancer à découvert. C’est exactement ce qu’ils font avec le pacte pour l’euro, comme le montre Attac. Jusqu’où faudrait-il baisser les salaires pour être compétitif ?
Peut-on augmenter le salaire minimum ?
Tout d’abord, le SMIC net n’est pas très élevé en France et la compression du salaire médian ainsi que l’absence de coups de pouce au SMIC depuis 2007 montrent qu’au contraire, il faut monter les salaires. Mais il est bien évident que dans un régime de libre-échange généralisé avec des pays où le SMIC est 10 à 30 fois plus bas, la pression à la baisse des salaires va être très forte, ce que l’on constate avec la stagnation du salaire médian en France depuis 10 ans.
Bref, si nous ne changeons pas les règles du jeu, il est bien évident que la grande régression dont parle Jacques Généreux va s’accentuer, pour plusieurs décennies. Pourtant, il y a toujours des gains de productivité qui devraient permettre de faire progresser les salaires. Mais c’est le cadre d’une libéralisation des mouvements de biens, de capitaux et de personnes dans un monde où le niveau des salaires est très hétérogène qui pousse les salaires des pays développés à la baisse.
Retrouver les conditions du progrès social
Dès lors, la question que les vrais progressistes devraient se poser n’est pas de savoir comment on s’adapte, mais comment on change les règles du jeu de manière à permettre le progrès social et une augmentation des salaires (notamment du SMIC) et du pouvoir d’achat. L’économie telle qu’elle est construite aujourd’hui permet une augmentation sans fin des hauts salaires et des profits des multinationales mais condamne 90% de la population à une lente régression.
La solution est simple : il faut remettre des frontières, des écluses entre les pays en fonction des niveaux de développement, comme le réclame les partisans du protectionnisme, Maurice Allais, Emmanuel Todd, Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir…. Il ne s’agit pas de tomber dans l’autarcie mais de ne commercer librement qu’à condition que la compétition soit vraiment loyale. L’objectif d’une société doit être un progrès partagé, ce que les eurocrates ont tendance à oublier dans leur bulle dorée.
Aujourd’hui, la mondialisation que promeut la Commission Européenne avec un dogmatisme inhumain ne fait que provoquer une immense régression sociale en Europe. La solution est une relocalisation de l’économie de manière à permettre à nouveau le progrès social, entre autres.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
NDA au salon du livre, à Paris, le 19 juin
14/06/2011 21:41 par dlr14ème_62
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NDA au salon du livre, à Paris, le 19 juin
14/06/2011 21:41 par dlr14ème_62
Nicolas Dupont-Aignan participera à la fête de Radio Courtoisie le 19 juin prochain, de 14h à 19h.
Il en profitera pour dédicacer son dernier livre, l’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle, au salon du livre de l’espace Champeret.
Espace Champeret, 6 rue Jean Oestreicher, 75017, Paris